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Le mouvement de la statue: être ou ne pas être TDAH par MARIE-BELLE RÉDACTION CRÉATIVE

PARCE QU’AVOIR UN ENFANT QUI BOUGE, ÇA DÉRANGE !
Depuis qu’il est tout petit, mon plus jeune, Antonin, dérange parce qu’il est constamment dans le mouvement ! Que ce soit le mouvement verbal ou physique, il est toujours en action, ce petit bonhomme de 7 ans. Mon petit rouquin adoré et très allumé parle et bouge parfois avant d’avoir réfléchi aux conséquences de ses gestes. Il est vif d’esprit et m’offre des réflexions étonnantes pour un enfant de son âge. Moi, je sais aussi que c’est le petit garçon le plus attachant du monde, il veut plaire et être apprécié de tous. Mais ce n’est pas ce qui arrive en réalité ! Mon fils dérange parce qu’il grimpe comme un singe et que je le laisse faire tant que je juge qu’il n’y a pas de danger. Il a ce besoin constant d’être en mouvement. Son rapport au monde et à la vie sont intrinsèquement reliés au fait de se déplacer. Je sens souvent le regard des autres qui juge mon fils, qui juge qui nous sommes. Mais moi, je connais mon garçon, je connais son besoin de bouger, de sauter et d’explorer. C’est sa façon d’être au monde dans la vie et pour rien au monde je ne voudrais le changer. En fait, qui ne se souvient pas d’un moment où il a lui aussi grimpé aux arbres, avec l’incroyable sentiment d’être libre et de conquérir le monde ? J’accepte que les autres soient différents, alors pourquoi certaines personnes n’acceptent-elles pas mon fils ?

TANT QU’IL ÉCOUTE LES CONSIGNES
Le défi cependant, c’est lorsque vient le moment d’écouter les consignes et de s’organiser dans la vie. Là, c’est un plus gros défi. Il est pourtant brillant comme dix. Mais il est déjà rendu en avant quand les autres tardent à venir derrière lui. Il a conscience de plein de notions mathématiques qui me surprennent. Il est sensible aux animaux et à la nature. C’est une petite boule d’énergie bien vivante avec une tonne de bonnes intentions et de gentillesse. Son cerveau s’active à la vitesse grand V.

PAS DE FILTRE, TOUTE LA VÉRITÉ, RIEN QUE LA VÉRITÉ
Son regard est vif et rapide. Il a un monde imaginaire fascinant. Il a une fascination pour les bêtes féroces : requin, T-Rex, lion, crocodile. Il raconte des histoires à n’en plus finir. Il nous dit tout, parle de la vie de manière spontanée, a une conception de ce qui l’entoure très élaborée pour son jeune âge. Il ne sait pas attendre son tour de parole. Dès qu’il a une idée, il veut la partager là, maintenant, même si quelqu’un parle déjà. Il est souvent impulsif, mais il a aussi une grande sagesse à propos des comportements adéquats qui dérangent.

L’ÉCOLE, C’EST PAS FAIT POUR MOI
Il tente de se concentrer pour lire un livre, Il me confie du haut de ses 7 ans que l’école n’est pas faite pour lui. Il en a conscience, je le sais. Il faut se conformer pour entrer dans le moule de la société, ne pas trop sortir du cadre. Mais quand tu es viscéralement différent et que la différence dérange, qu’est-ce que tu fais pour te sortir du problème ?
Je me pose la question suivante : est-ce que nous enlevons la spontanéité et la créativité de nos jeunes par nos enseignements traditionnels ? Lors de mes études universitaires en intervention éducative, nous parlions de variations de méthodes d’enseignement, selon les styles d’apprentissage de chacun. Mais est-ce réellement possible de le faire dans nos écoles, qui sont dépourvues de spécialistes qualifiés pour alléger et soutenir les professeurs ?
Rappelez-vous un professeur qui vous a marqué… N’avait-il pas une approche qui correspondait à votre type de personnalité, ce qui faisait que votre façon d’apprendre ne s’en portait que mieux ? Votre confiance et votre estime n’étaient-elles pas plus présentes ? L’école est-elle équitable pour tous ?

LA COURSE POUR L’AVENIR

Mon Antonin bouge et parle beaucoup ! Il a appris à se taire quand c’est le moment d’écouter. Il le fait bien et je suis consciente de sa capacité à se concentrer quand il le veut bien. Mais je me demande si cela va durer. Je me demande si un professeur, un jour, ne va pas me dire qu’il dérange en classe et qu’il serait préférable, désormais, de le médicamenter pour le bien de tous !!! Mais pas nécessairement pour le bien de mon enfant. Je me pose la question :
ne pouvons nous pas trouver d’autres alternatives ? Le mouvement des jeunes ne devrait-il pas faire partie de la classe lors des apprentissages ? Sa formidable professeure m’a confirmé que bouger, c’est pas grave, tant qu’il
écoute les consignes et qu’il évite le bavardage. C’est évident ! Mais comment faire pour qu’il puisse dépenser son énergie suffisamment afin qu’il soit capable de s’asseoir et de bien saisir tout ce qu’on lui enseigne ? Étrangement, il capte toutes les informations nécessaires, même s’il semble être complètement ailleurs. Il a cette capacité d’emmagasiner une multitude de choses essentielles à sa réussite.

DES CLASSES STIMULANTES POUR TOUS
Comment se développerait-il s’il était dans une classe complètement différente, beaucoup plus adaptée à ce qu’il est ? J’ai vu des classes avec des jeunes qui chantent et font du yoga à des périodes précises. Il y a dans ces classes des
couleurs vives et un décor spécial, avec des sièges de toutes sortes et des pupitres différents. Les jeunes ont le choix de s’asseoir à l’endroit qu’ils préfèrent. Mais une seule classe adaptée seulement dans toute une école, c’est trop peu
pour plus de 500 élèves.

DES PARENTS QUI PASSENT À L’ACTION
Pour ma part, j’ai cette habitude de bouger qui fait partie de notre famille. N’est-ce pas une qualité que de bouger pour sa santé ? Chaque matin, on bouge et on se dégourdit avant d’aller à l’école. Et le soir, on joue dehors le plus longtemps possible parce que le corps et la concentration carburent avec une belle dépense d’énergie. Je fais mon bout de chemin afin de donner toutes les chances à mes fils.

Et pour mon plus jeune, Antonin, je garde l’espoir qu’il fonctionnera toujours sans médicaments, puisque pour bon nombre de parents, ce n’est pas une option que nous souhaitons choisir pour nos enfants. Mais parfois, il y a des situations où on n’a pas vraiment le contrôle. Et parfois, si nous voulons que notre enfant apprenne bien et qu’il se concentre sur les bonnes choses, on n’a presque pas le choix de faire le grand saut, surtout si on veut qu’il soit accepté à l’école. Est-ce vraiment ça, le problème ?

Pour le moment, il a d’excellents résultats et se comporte bien dans la classe. Il a trouvé un certain équilibre. Pas de diagnostic pour le moment. Il est heureux malgré le fait que l’école, selon lui, c’est pas fait pour des petits gars de son
espèce.

De mon côté, j’ai la certitude qu’il réussira à aller bien au-delà de ce que nous aurions pu nous imaginer. D’ailleurs, il a beaucoup plus d’imagination que nous, alors…

Maman est fière de toi mon Antonin ! xoxo

 

Texte: Marie-Belle Rédaction Créative
Photo: Rose aux joues photographie

 

Services pour les enfants présentant des difficultés ou des troubles d’apprentissage:
http://www.apprentissages.ca/

https://www.facebook.com/orthopedagogiemontreal/

 

 

Marie-Belle est écrivaine professionnelle, elle a créé sa propre entreprise de rédaction créative. Avec sa plume, elle offre des services professionnels de rédaction, d’accompagnement en écriture. Elle propose aussi des conseils astucieux aux entrepreneurs ambitieux qui désirent avoir du mordant dans leurs présentations écrites .

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