#MamanMTL, Anorexie, Boulimie, Dove, image, Nadine Blanchette, trouble alimentaire

Gros bedon, bedon rond, doux bedon

Voici un texte, chères mamans, que j’ai écrit. Effacé. Recommencé. Corrigé. Revue. Multiple fois et là vous avez la version bien tant pis c’est ainsi que cela sort et j’ai beau allégé, vouloir approfondir je n’y arrive point.
Le week-end de Pâques a été souligné par des commentaires qui m’ont énormément blessé. Je ne me cache nullement que je vis depuis mon adolescence avec un trouble alimentaire. Les gestes et commentaires m’ont atteint comme un coup en pleine poitrine. J’ai tenté de passer outre, je croyais que je réussissais quand même bien à faire comme si de rien n’était. Mais j’étais terrassé, à terre et fortement ébranlé.
À tout dire, je vis de gros stress dernièrement en étant nouvellement entrepreneur et ceci vient toujours me mettre encore plus au défi de demeurer en bonne ligne de conduite avec mon trouble alimentaire. Car, lorsque je rechute c’est comme retrouver une bonne vieille douillette confortable. Bien que cela puisse paraître tout à fait insensé.
J’ai donc laissé tomber par la suite de retour à la maison quelques commentaires sans que je ne m’en rende réellement compte. Mon garçon me collait et me serrait et je pouvais lâcher un : Fais attention maman est grosse. Et ainsi de suite. Puis, un soir cette semaine j’ai aperçu ma petite princesse du haut de ces 6 ans se regarder dans son miroir plein pied, mettre ces mains sur son ventre inexistant et se dire : « gros bedon ».
Si cela avait frappé quand on m’a fait le commentaire, cette fois-ci la flèche m’a traversé littéralement. J’étais de glace ! Pas ma fille. Pas ma puce. Il faut comprendre que c’est ma plus grande peur que de transmettre ce mal à ma fille. J’ai pris sur moi, et nous avons eu une discussion à cœur ouvert. Elle m’a prise dans ces petits bras et m’a donné à la fin un énorme câlin en me disant que j’étais la plus belle des petites mamans.
J’ai reçu cette semaine une leçon de ma propre fille. Ce que je dis, ce que je fais elle le voit et l’appliquera. Ma peur de lui transmettre mon mal, par mes gênes ne devrait pas être, mais celui par mes gestes oui. Je suis la personne qu’elle voit, admire et regarde, et donc qu’elle imitera.

J’ai de ce fait toujours eu une certaine admiration pour la tangente que Dove a prise dans leur marketing. Pour moi cette entreprise a vu ce qu’il fallait voir et nous le livre de belles façons. Des petites leçons de l’acceptation de soi, de l’appréciation de soi, de la différence et de la beauté tout simplement. Je me fais un devoir de désormais faire encore plus attention afin de transmettre de si belles valeurs à ma fille et de cesser de vivre dans l’ombre de mon mal à moi.

Il me suffit de lui montrer les bonnes valeurs, à l’image de ce que Dove met de l’avant, et elle n’aura jamais à combattre les mêmes démons que moi. Car elle est forte, elle est belle, elle en sait plus que maman.

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